Mon bilan chez Cogito’z

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(Suite du témoignage d’Adèle, 40 ans)
Je voulais faire un bilan. J’ai donc pris mon compte en banque à deux mains et je suis allé passer les tests. J’ai contacté Cogito’z à Marseille, car j’étais bouleversée par le livre de Jeanne Siaud-Facchin, la fondatrice de Cogito ‘z, et car c’était proche de chez moi. Je me suis rendu aux tests quelques mois plus tard, ça s’est très bien passé. J’adore passer des tests, et j’étais à fond ! L’enjeu était important pour moi. Un premier entretien s’est bien déroulé, je me sentais en confiance pour le bilan. Ensuite le bilan proprement dit, où je me suis éclatée. Un moment particulièrement jouissif, ce fut durant un test où il faut reproduire une forme, un peu comme un tangram. J’ai compris la technique qui permet de réussir à passer à l’étape finale, le switch intellectuel à faire, et cette fraction de seconde-là était formidable.

Grosse déception par contre à partir du moment où j’ai reçu les résultats du test. J’ai eu l’impression que la psychologue me lisait son analyse sans me l’expliquer. Je ne comprenais pas certaines phrases. D’autant plus qu’elle ne m’a pas expliqué mon score de QI, qui est bien au delà de 145. Je suis THQI donc.

J’étais tout de même satisfaite d’avoir un résultat clair, qui ne me permette pas de douter.

Comme j’évoquais le besoin d’un suivi, la psychologue m’a orienté vers le site web des TCC (thérapies comportementales et cognitives), où je pensais trouver facilement une liste de praticiens spécialisés. En fait c’était un site national et une liste très générale, où la plupart des personnes que j’ai contactées ne connaissaient pas la douance. J’ai eu de mauvais contacts téléphoniques avec beaucoup de monde. J’ai alors eu le sentiment que Cogito’z ne comptait pas m’aider à trouver des praticiens, pour que j’aille faire une thérapie payante chez eux.

C’est plus tard, toute seule, que j’ai pris conscience de ce que signifiait mon score de QI. Au delà de 145, ce n’est pas 2% de la population, mais… moins de 0,1%. Dans mon cas précis, moins de 0,0015 % en fait… ça fait même pas 1 personne sur 6000 ! J’ai vu un reportage sur internet, d’un adolescent qui vivait de façon très décalée au collège. Ce n’était pas mon cas, mais j’ai compris l’énormité du chiffre, et que j’avais beaucoup de chance de ne pas avoir de pathologies ou de difficultés encore plus marquées. Ça m’a effrayé, j’ai eu la sensation d’avoir une bombe à l’intérieur de moi. C’est alors que je me suis dit qu’il fallait que je rencontre des gens.

Adele surdouee temoignage cogitoz

 

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22 réponses à “Mon bilan chez Cogito’z

  1. 3 réactions après ce post :
    1/ Interpellé : le parcours d’Adèle m’a frappé par certaines similitudes dans mon propre parcours.
    Quand j’ai vu le nom de l’institution citée où j’ai moi même passé des tests, ça a fait « tilt ».

    2/ Forte déprime : contrairement à Adèle, j’ai foiré avec brio mes tests. Plus exactement, j’ai fait un blocage tel aux cubes que la psy a été obligé d’arrêter 2 minutes et on est passé à la suite.
    Donc à la séance bilan, autant dire que j’avais envie qu’elle me dise que j’étais plus con que Forest Gump plutôt qu’elle ne me lise tout un baratin où j’ai compris a/ que mon score global de QI n’était pas calculable du fait d’une trop grande hétérogénéité (ceci dit je m’en doutais à la sortie même des tests. Au moins avoir quelques connaissances en maths ça aide, à défaut d’être zèbre).
    b/ que malgré mon blocage aux cubes j’ai dû adopter d’autres stratégies pour m’adapter à ce type de problème
    c/ que j’avais un potentiel élevé et une puissance d’abstraction et d’association très élevé.
    Grosso modo, j’étais encore au stade : « suis je un « Nobody » (dans les 97.5% entre 70 et 130) ou bien cet animal de la savane qui s’appelle Marty dans Madagascar ????  »

    3/ Stop : j’arrête de lire ce blog car :
    a/ je ne suis pas un zèbre (la proba me semble faible)
    b/ c’est du voyeurisme de lire des histoires en se racontant des histoires comme quoi çà s’adresse à moi.

    Désolé d’être venu polluer ce blog.

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  2. Bonsoir Jean-Claude,

    Polluer ce blog, comme vous y aller ! 🙂 Non pas ce n’est pas le cas.
    Je me trompe peut-être, mais votre bilan doit être tout frais, en décembre vous n’étiez en phase de « révélation » non ?

    Ce que j’entends, c’est une grande déception, mêlée à de l’incertitude et de l’amertume. Vous avez du faire le pas de prendre RDV, attendre le bilan pendant des semaines, faire des suppositions, craindre peut-être de le faire et d’entendre le résultat (option : oui et option : non). Et aujourd’hui, malgré tout ce cheminement… vous n’avez pas de réponse. Votre QI n’est pas calculable sur ce test. Vous aviez envisagé que ce soit dur, mais pas de rester dans le flou. Ça arrive parfois, et je me dis que ça dois être extrêmement frustrant. En fait : comme la frustration d’avant le bilan, mais en pire, car exacerbée par la dépense, le temps passé et le remue ménage émotionnel, et surtout sans de porte de sortie en perspective future. Sans plan B immédiat.

    Aller faire un test de sa propre initiative, en étant adulte, n’est pas un acte anodin. Ça ne sort pas du chapeau un beau jour. Ok pour les enfants on peut retrouver des parents qui souhaiteraient voir leur enfant surdoué, juste pour le fun. Et qui bilantent à tout va. Mais pour des adultes, c’est différent.

    Aussi ce que je me dis c’est que vous chercher toujours à assumer qui vous êtes et « le devenir ». Et que vous avez simplement pris une sorte de claque avec ce bilan « foiré ». Et que vous vous sentez drôlement zèbre ou autre chose à découvrir, mais que sans tampon certifié par la/le psy, vous ne pouvez pas assumer un truc pareil ou savoir ou continuer à avancer.

    Donc… ça va peut être vous sembler assez cru, mais maintenant que vous avez commencé la démarche…. va falloir en repasser un autre, parce que sans un résultat, n’importe lequel zèbre, pas zèbre, zébro-limite-compatible, forest gump, vous allez rester dans votre incertitude exacerbée. Personne ne peut installer un campement confortable au milieu du gué 🙂

    Je suis sincèrement désolé pour votre mésaventure bilantienne en tout cas. Et je trouverais ça dommage que ça vous fasse jeter le bébé avec l’eau du bain.

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    • Bonjour AntoineM,

      Merci pour votre réaction, ma foi assez prévisible (mais bienveillante).

      0/ je me suis imaginé avoir plus d’importance que je n’ai. D’où l’exagération avec l’expression « polluer votre blog ». Désolé pour cette enflure de mon ego.

      1/ non mon bilan n’est pas frais : 2 ans déjà

      2/ repasser un bilan est une idée qui m’a traversé l’esprit plusieurs fois déjà.

      3/ je ne suis pas sûr que ce soit des « réponses » que je cherche. Je voulais surtout comprendre comment je « fonctionne ». Le bilan ne m’a pas beaucoup apporté de ce point de vue là. Même pas sûr qu’avoir un QIT calculé m’aurait finalement satisfait.
      OK mon ego aurait été flatté si c’était du 130+, mais « so what » ?

      Finalement, je peux résumer en 2 points où j’en suis :
      1/ je suis plus en train de chercher des « camarades de jeu » qui partagent mes intérêts qu’autre chose. Pas facile de trouver des personnes qui aiment couvrir une très grande palette de passion : les langues (j’en parle 4 et j’en apprends une nouvelle depuis 2 ans), la cuisine (japonaise en particulier), les arts martiaux classiques japonais, les mathématiques, les jeux de société (dont de stratégie) ETC.

      2/ j’essaie de gérer mon angoisse par rapport à mes enfants maintenant que j’en ai appris un peu plus sur les zèbres : et si jamais ils l’étaient ET que ça leur cause des soucis, des souffrances psychologiques ? Car hélas des cas de zèbre en souffrance, j’en connais au moins 2 : un dyspraxique en train de se remettre d’une dépression profonde (17 ans) et une adolescente de 13 ans qui est en décalage complet par rapport à ses copines depuis le CE2. Alors j’angoisse quand je vois ma fille (CM2) qui malgré sa grande sociabilité est si seule si à part. Car bien que nous partageons parfois certains intérêts, je reste son papa. Je ne vous dis pas l’angoisse avec les 3 autres garçons qui suivent derrière !!!

      Donc mon QIT, je crois que je m’en fous un peu. D’autant que je pense que je serais frustré de ne pas en avoir un bien gros (de score :-)).
      Je cherche 1/ un peu de paix, 2/ ma voie et 3/ m’assurer que je puisse accompagner mes enfants sur un chemin de bonheur.
      Et puis tant pis pour la zébritude. Que les zèbres restent entre eux si ça les amuse.

      Ceci est donc ma toute dernière incursion sur ce blog.

      Merci de tous ces posts.

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      • Bonjour Jean-Claude,
        Bilan il y a deux ans alors oui ça change ma lecture ! J’ai cru vous lire sur un autre blog et j’ai mal interprété vos propos.
        Que dire que vous ne pensez déjà savoir ?

        Camarades de jeux : oui je trouve aussi que c’est tout l’enjeu. Et que peu importe douance ou pas, il s’agit surtout de bien s’entourer. Pour vivre heureux ! Dans mon cas, avoir un diagnostic « définitif » m’a plus ou moins consciemment autorisé à mieux lire mes valeurs, mon fonctionnement, ma « normalité ». Et donc déterminer les personnes qui me sont nutritives et celles qui au contraire peuvent avoir des attitudes toxiques. Disons : assumer ce que je savais déjà, et doucement oser faire le tri autour de moi, peu à peu. C’est beaucoup mieux aujourd’hui.

        Angoisse par rapport aux enfants : je trouve difficile d’aider ses enfants, de les guider parfois, de les soutenir dans leur épanouissement, si moi même en tant qu’adulte je n’ai pas trouvé la sérénité, et quelques réponses. Notamment par rapport à la douance. Depuis quelques années j’ai débloqué des choses avec mes petits, j’appréhende un peu le collège… alors je continue ma propre évolution avant cette étape.

        Je partage donc ce que vous dites, QI pas une fin en soi, club des zèbres non plus. Mais j’entends aussi dans votre écrit que le sujet est toujours présent et que repasser un bilan une bonne fois pour toute serait une façon de vider une tonne de boucles intellectuelles qui n’aboutissent pas et polluent un peu…

        Mais vous ne pourrez pas lire ce commentaire, vu que c’était votre dernière visite la dernière fois 😀

        Si d’aventure ce n’était pas le cas, je préfèrerai si possible une relation moins « oui mais non » : ici tout le monde peut parler et partager ses points de vue, le reste, votre tension par rapport au sujet de la douance et de vous situer dans le radar… je ne mérite pas de recevoir des énergies négatives, même par petites touches ! Je suis sur que vous le comprendrez.

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    • Bonjour de nouveau Antoine,

      Veuillez accepter toutes mes excuses pour la dose de négativité que j’ai pu vous transmettre. Ce n’est pas parce que vous avez ouvert un espace d’expression que tout doit y être permis.
      Je pense que je vais continuer à profiter de l’expérience de « ceux qui savent » (un peu à la manière de ceux qui ont survécu à une guerre).
      Il est clair que la question du bilan se repose, d’autant que 2 ans est le délai minimal pour repasser le WAIS. Ce qui est très « drôle » d’une certaine manière c’est qu’un de mes fils (9 ans) a demandé à passer les tests car pour lui c’est un jeu. Il a un copain de classe dont il comprend l’humour décalé qui l’a passé et il pense que ça serait sympa de le faire aussi. Sachant que les notions de « HP », surdoué et tout ça lui passe au-dessus de la tête.
      Toutes mes excuses encore une fois et merci de votre recul.
      Oui, l’enjeu est de mieux être avec soi même pour mieux être avec les autres.
      Je suis sûr que vous savez que les zèbres font de très bons psychologues 😉 En tout les cas vous en êtes un !
      Comme il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, je resterai un lecteur de ce blog.

      Bien à vous,

      Jean-Claude

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    • Bonjour Marjolaine !
      Oui je partage : si on est bien intégré, une vie sociale au top, alors où est le problème ? Parfois : aucun problème !

      Mais trois réflexions :
      – souvent le fait de vivre en décalage dans la jeunesse laisse des traces. Pas indélébiles, mais pour s’en affranchir, autant comprendre de quoi la blessure est venue. Pour la guérir et vivre mieux.
      – explorer sa douance, au moins à une période de sa vie, est une chance pour la génération suivante : enfants, neveux, amis etc, et les accompagner plus intelligemment
      – enfin, autant vivre pleinement, en étant épanouis et librement heureux ! Et beaucoup d’adultes surdoués se sont limités depuis des années le « champ des possibles ». Comprendre et mieux s’outiller avec la composante zébrée et alors un démultiplicateur de bonheur, ou au moins un puissant nettoyant contre le malheur du quotidien (angoisse, tristesse, fatigue, aigreur, frustration etc)

      Tout existe, bien sûr le tiers des personne qui ne va pas bien à plus besoin de tout ça que le tiers qui va super bien. Mais ça reste intéressant pour tout le monde à mon sens.

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  3. Je suis aussi allée chez Cogito’z Marseille, mais j’ai été très déçue et je déconseille fortement ce centre. J’ai trouvé que c’était une machine à fric, incompétente, méprisante. A éviter à tous prix.

    Contacter l’AFEP pour trouver un psychologue clinicien compétent.

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    • Bonjour Aurélie, et merci pour ce retour. Le fait de passer par des associations pour avoir des coordonnées de praticiens est en effet intéressant : le retour peut venir des parents, ce qui laisse entendre qu’il y a un « tri » de personnes compétentes, et l’association ne vend pas d’accompagnement, donc pourrait être plus objective. L’AFEP et l’ANPEIP sont donc des bonnes pistes pour tout ceux qui cherchent des psychologue spécialisés dans la douance (ou du moins, compétents sur ce sujet). Néanmoins je ne serai pas aussi catégorique concernant Cogito’z : parmi les nombreuses personnes avec qui j’ai discuté, il y a beaucoup de témoignages sur ces centres. Le coût semble plus élevé. J’ai entendu pas mal d’avis très positifs pour les bilans (je n’ai pas reçu d’avis sur les suivis), d’autres simplement ok, et certains très critiques. Pour des cas de personnes en grande difficultés (scolaires, sociales), j’ai des témoignages concernant la façon « engagée » par laquelle Cogito’z a su affirmer un diagnostic de douance (parfois contre d’autres psychiatres) et permettre ainsi à des jeunes de remonter la pente. Aussi : à chacun de se faire une idée et/ou de composer en fonction de leur attentes et de leur situation. Je trouve déjà largement mieux d’envisager Cogito’z, ou des praticiens recommandés par l’AFEP et l’ANPEIP, que de chercher dans les pages jaunes et risquer de perdre son temps avec des personnes qui peuvent faire plus de mal que de bien…

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      • Bonjour Antoine, pour mon fils de 15 ans,eip,nous sommes allés chez un psy conseillé par ces assos,afep ou anpeip je ne sais plus, il était habilité à faire passer les tests ,mais pas au courant des specificités des eip,,hyperémotivité …en bref, très décevant

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      • Bonjour Marie,

        J’ai lu votre message, et je voulais réagir sur les dites spécificités des HPI, ainsi que sur la question de l’hyper-sensibilité car je pense que c’est difficile à tester scientifiquement. Par exemple, je n’ai toujours pas compris sur quels critères, Cogito’Z se fonde pour déclarer qu’une personne est hyper-sensible ou hyper-émotive. De plus, il n’existe toujours pas une définition commune adoptée pour définir le haut potentiel intellectuel. Ainsi par exemple, j’ai échoué aux tests pour entrer dans le monde des Zèbres, alors que j’ai réussi ceux pour adhérer à Mensa.

        Le chercheur Nicolas Gauvrit interroge dans son dernier ouvrage, « Les Surdoués ordinaires », de manière scientifique et rigoureuse (c’est un scientiste, un rationaliste) tous les clichés existants sur les surdoués.

        Cela permet de recadrer toute la question, et surtout de faire un état des lieux du phénomène de la douance.

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  4. Merci de votre commentaire. J’ai écrit très rapidement mon premier post qui contient des erreurs dans l’orthographie.

    Le centre Cogito’z m’a paru comme une machine à faire passer des tests psychométriques. Les deux psychologues cliniciennes que j’ai rencontrées n’avaient aucune sensibilité, et me semblaient pas du tout psychologue, incapable d’empathie ou de comprendre la psyché des patients. Deux « bourrines » de la psychologie.

    Ils ne prennent pas le temps d’écouter les patients, et travaillent à la chaîne comme dans une usine. Je suis bien désolée pour eux. Le prix qu’ils demandent est donc injustifiable et je pense qu’un psychologue clinicien spécialisé dans la douance pourra produire le même travail pour moitié moins.

    Je dois ajouter qu’ils ont cherché à me faire du mal consciemment puisque le jour de la remise du compte-rendu, la psychologue m’a dit d’une manière péremptoire que c’était pour mon bien de « toucher là où ça fait mal » en ne se focalisant que sur mes résultats de QI. Or, le jour de la passation dudit test, l’autre jeune psychologue me dit qu’il s’agit « d’établir un profil psychologique ». C’est du grand n’importe quoi, ils se contredisent fréquemment, et dans mon cas, c’était le début de la perversité que je connais bien. Je suis surdouée, les gens se sentent souvent réduit face à moi, et les plus faibles vont chercher à m’inférioriser.

    A nouveau, je déconseille fortement ce centre.

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  5. Bonjour tout d abord je suis heureuse que vous arriviez a passer la cap pour mon fils de 17 and et demi c est compliqué il a du mal a s intégrer il va passer les test a cogito paris le 11 02 2016 et a beaucoup de mal à accepter sa différence .c est vrai ces tests sont très chers et nous avons peu de moyens et pas c aide pour ces enfants hors normes ….je cherche de l aide …mais rien autour de nous je n abandonnerai pas …connaissez vous d autres adresses que cogito ,nous sommes dans l allier …si oui pourriez vous me les indiquer cela aiderai peut être mon fils qui est en grande souffrance merci

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    • Bonjour Ghislaine,

      Je me permets de vous répondre. Je vous déconseille fortement les centres Cogito’Z qui ne sont pas dédiés à la douance, mais aux troubles des apprentissages scolaires. Si j’étais vous, je m’adresserais l’AFEP (Association française des enfants précoces) qui peuvent vous donner une liste de psychologues cliniciens pratiquant des tests psychométriques (QI). Le coût moyen est aux environs de 200-250€. Je sais aussi que les services psychiatriques de certains hôpitaux publics font passer des tests entièrement pris en charge par la sécurité sociale.

      Je vous souhaite bon courage et vous assure que l’on bien vivre sa douance.

      Aurélie

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  6. Bonjour à tous,

    J’ai 33 ans et j’ai par discussions et lectures, appris ma surefficience (que de prétention dans ce mot). Ce qui m’a valu un sacré retour dans la figure de beaucoup de choses que j’avais inhibées suite à d’importants écueils à partir de mon enfance.

    Ces choses sont tout simplement et complexement moi, mon fonctionnement cognitif et émotionnel d’origine, ou du moins durant « l’âge d’or de mon enfance » où je me sentais sans limites, où mes parents me congratulaient encore pour ma rapidité d’apprentissage, ma curiosité etc… Où ma confiance en moi était encore présente. Comme ces choses me manquent car lorsqu’on les inhibe un bon moment (à savoir de 9 ans jusqu’à mes 33 ans) j’ai tendance à croire que beaucoup de ces capacités sont soit endormies depuis trop longtemps pour être capables de revenir vite, soit qu’elles sont parties pour toujours. Ce qui me donne un grand sentiment de frustration car bien sûr, j’aurais aimé pouvoir profiter d’avantage de ces traits. Alors d’accord, vous me direz que la mémoire et d’autres fonctions cognitives peuvent se travailler, mais je ressens bien qu’une grande partie s’est fait la malle en même temps que ma santé émotionnelle de mes 9 ans.

    J’ai osé passer un bilan cognitif chez Cogito’z à paris la semaine dernière, je n’ai pas encore les résultats, mais je voulais partager avec vous l’état d’anxiété dans lequel je me situe depuis ce bilan, et j’aimerais, si vous le voulez bien comprendre pourquoi je suis si anxieux.

    Dans le sens où j’ai appris ma surdouance à 33 ans, j’ai pu ressentir d’abord un énorme soulagement. Tout d’un coup, on te dis que tu es normal, on t’explique comment tu fonctionne et ce de manière très cohérente et en phase avec ce que tu es. Tu perds les clichés que tu avais sur la précocité et tu te dis que là où tu n’avais absolument pas ta place car bien trop stupide pour cela, eh bien tu l’as.
    La suite c’est que tous ces fonctionnements m’ont rattrapés d’un coup et j’ai eu besoin de commencer une thérapie pour en parler car la dépression n’était pas loin tant le flot de pensées avait refait surface. Sauf que lorsque tu as 33 ans et que tu avais oublié tout ça et que depuis tu as traversé un champ de mines émotionnel, ça te secoue. La dessus Cogito’z a préféré m’aider à régler mes soucis émotionnels plutôt que de m’aider à apprivoiser ce « réveil cognitif ». Je comprends très bien pourquoi et c’est parfaitement logique, cette thérapie m’a fait beaucoup de bien et j’ai sincèrement repris confiance en moi, et bon sang que ça fait du bien ! Mais la question de la zèbritude a été éludée. Quand j’ai relancé la psy sur le sujet, elle m’a proposé de passer ce bilan.
    Mais dès lors que le jour le bilan se rapprochait, il faut voir à quelle vitesse cette confiance s’est étiolée pour complètement disparaître le jour J. Alors j’en ai parlé ce jour-ci, quasiment tout ce que je viens d’écrire à été dis à la personne me faisant passer ce bilan (dès fois que ça ait une incidence à la fois sur sa lecture de mes capacités, et à la fois pour voir si verbaliser mon anxiété m’aiderait à me détendre ; ça ne fonctionne pas).

    Il n’y a qu’une semaine depuis ce bilan, et je ne parle que de ça, de préférence avec mes proches, mais la preuve en est, j’ai besoin de le partager avec vous, des gens que je ne connais pas, qui ne me connaissent pas, mais qui pourraient comprendre peut être eux même vivre ce que je vis.

    Alors voila, je remercie bien par avance à celui/celle, ou avec de la chance ceux qui m’ont lu. Ceci est ma toute première intervention sur un site de discussion sur ce sujet, et ne sachant pas les éventuelles réactions (s’il y en a) que mon commentaire pourrait susciter, alors je vous demanderais de bien vouloir appréhender la modestie de mon geste et je l’avoue, la crainte de réactions qui se voudraient blessantes. Ce n’est qu’une main tendue vers vous, il n’y a en cela aucune obligation, mais si vous souhaitez me répondre, je vous lirai avec beaucoup de gratitude et déférence.

    Matt

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    • Bonjour Matt,
      As-tu reçu les résultats du test? Comment te sens-tu aujourd’hui ? soulagé? car c’est bien la question qui me transperce. Est-on vraiment soulagé une fois le test passé ?
      Merci pour ton message.
      Elodie

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      • Bonjour Elodie,

        Désolé pour le temps que j’ai mis à te répondre. J’ai reçu les résultats du bilan. La première chose que je peux en dire est qu’il fait état de ton profil cognitif à un instant T, mais j’ai considère qu’il ne tient pas compte d’un potentiel qui peut par diverses raisons (surtout émotionnelles) être indisponible au moment de le passer. Et c’est bien dommage car il n’y a pour l’instant aucun moyen de se « traduire cognitivement » de manière parfaite.
        Pour répondre à ta question de savoir si il m’a rassuré, oui en majorité. La lecture des résultats s’est faite avec ma thérapeute et le fait qu’on te dise que tu appartient à une catégorie de personnes dans laquelle tu en reconnais les fonctionnements, tout autant nuancés qu’ils soient, est extrêmement rassurant parce qu’enfin, tu entends « tu es zèbre, et toutes tes réactions, modes de pensée etc… s’expliquent totalement, sont logiques et démontrables, et sont naturelles ». Quand tu as ressenti tant de douleur, tant ce décalage avec tes pairs, quand tu souffres d’hyper conscience, de la fatalité de la vie, de la souffrance dans le monde etc… et toutes ces choses qui te font passer pour quelqu’un de différent, parfois d’anxiogène, parfois de trop sérieux, je passe les exemples mais tu en as certainement un grand nombre aussi, ça fait du bien de savoir enfin pourquoi cette souffrance est là, et comment elle peut arriver et surtout à quoi elle sert. Alors le travail à faire par la suite n’est plus de s’adapter à la majorité des gens pour se fondre et e sentir « à sa place » (chose que l’on fait constamment depuis la naissance) mais de s’adapter enfin à soi-même et à ceux qui sont comme toi, et c’est très apaisant. Bon sang comme l’air est devenu respirable ! Je te souhaite et souhaite à tous nos confrères neuro-droitiers de vivre cet instant et de se redécouvrir, et d’apprendre à s’accepter.
        Donc les résultats d’un bilan oui et non parce qu’autant certains sureffiscients pourraient voir leur bilan biaisé et entendre de leur thérapeute « bon ben vous êtes dans la moyenne ou moyenne supérieure, on dit brillant d’ailleurs » et ça peut être extrêmement douloureux ! Du coup c’est reparti pour des séances de psychothérapie ! Donc il faut tout de même le prendre au sens large ce bilan, même très large mais peut être un indicateur. Je m’arrête un peu sur le point du sureff qui « rate » son bilan car on n’en parle pas assez, mais il faut bien s’imaginer que c’est vraiment douloureux. Parce qu’en lui parlant de douance et de paradigmes internes dans lesquels il va se reconnaître c’est déjà rassurant, mais quand à l’arrivée des résultats du bilan on lui « retire » le droit d’être rassuré, c’est catastrophique, donc se méfier quand même du bilan. Par exemple, ma chère et tendre étant aussi neuro-droitière ne veut pas le passer car elle aurait trop peur d’être détruite par les résultats tant elle est certaine de ne pas voir son potentiel être reconnu et pour cela elle a raison de ne pas le passer. Ca ne fait pas d’elle quelqu’un dans la moyenne pour autant, mais par protection, même si tu sais que c’est actuellement le moyen le plus fiable de te dépeindre cognitivement, ce n’est pas encore suffisamment fiable pour constater un potentiel parfois invisible, ou indisponible. Si tu tombes sur un bon psy qui connait ces choses là et qui ne jure pas que par le sacro-saint bilan, tu peux être rassurée sans même passer le bilan. Si cette personne à qui tu te décris comprend et relève tous ces points qui font de nous ce que nous sommes, un simple « oui je vois clairement surdouance » sans que tu aies besoin de faire preuve d’une mémoire, d’une logique, d’une culture etc… (oui il y a même des questions de culture dans le bilan, la blague!!!) supérieures. Tout dépend de ton thérapeute, et là où certains peuvent te détruire, d’autres peuvent vraiment t’aider.
        J’espère que ma réponse t’aura apaisée, n’hésites pas si tu as d’autres questions où si je n’ai pas été clair.

        A bientôt

        Matt

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    • Je suis angoissé depuis toujours avec des crises de panique à tel point que très jeune j ai cru que je devais être un extra terrestre (je ne comprenais pas les autres et il ne me comprenait pas) j ai eu très peur aujourd hui je pense que l angoisse vient du fait que soit je suis zèbre et bonjour les difficultés notamment dans la relation aux autres et ça peut effectivement faire peur ou je je suis pas zèbre et dans ce cas me demander ce que je doit penser et surtout faire….

      Je conclurais en disant si je suis zèbre je pourrais rebondir si je ne suis pas zèbre m efforcer de trouver les personnes et le travail ds lequel je me sens mieux car dans tous les cas on ne peut être amis avec tout le monde

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      • Bonjour P,

        Je comprends très bien ton point de vue et je ne dois pas être le seul. C’est assez compliqué de conseiller quoi faire à quelqu’un sans avoir quelque formation en psychologie cognitive alors je vais m’en tenir à mon vécu.
        Passer un bilan cognitif… pourquoi pas mais franchement ça fait beaucoup d’argent pour quelque chose qui au final de rassure pas tant que ça. Surtout qu’il existe des psy pour qui il n’y a que le bilan qui compte et qui ne prennent en compte rien d’autre (sachant quand même qu’il y a des questions de culture dans le bilan, je dis ça je dis rien) quand on sait que le facteur émotionnel, (non pris en compte) de celui ou celle qui passe le bilan, peut être déterminant parce qu’il peut très sensiblement entraver les capacités de chacun, ça fait réfléchir sur l’efficacité du bilan. De toute manière lorsqu’ils s’aperçoivent qu’un patient possède un vécu émotionnel lourd, ils indiquent souvent la mention « non significatif » sur le compte rendu du bilan alors après c’est à chacun de savoir si ça vaut le coup de le passer ou d’en discuter avec des personnes qui comprennent, qui savent et surtout qui vivent la surdouance au quotidien. Et la c’est un problème parce que trouver un endroit ou faire un bilan cognitif n’est pas difficile (sauf pour le prix que ça coûte) mais trouver une personne qui ait la connaissance et la sensibilité suffisante pour te comprendre et savoir comment te parler pour t’aider, c’est pas évident. D’où la création de ce genre de forums où nous sommes, et merci à ceux qui les créent. ça fait du bien de ne pas se sentir seul..
        Discuter comme ça sur le net c’est pas mal mais rien ne vaut un vrai échange avec une personne.

        Pour ce qui est de l’existence de ta douance P, je pense qu’il n’y a pas trop de question à se poser la dessus. Ce qu’il est souhaitable de faire est d’arriver à voir tous les points positifs de cette intelligence et sensibilité. Ouai je dis ça et suis en même temps le premier à me dévaloriser et à douter de mes capacités, mais pourtant on peut arriver à voir ce que l’on est si on s’y efforce, je parle des belles choses qui sont en nous. Chacun de nous est capable de créativité, d’ouverture d’esprit, d’empathie, de compréhension etc… Quand tu vois ce dont tu es capable et ce dont d’autres personnes sont capables, il ne faut pas voir uniquement les choses que tu ne sais pas faire (et que tu arriverais certainement à faire en essayant) mais celles que tu sais faire naturellement et que d’autres ne peuvent faire aussi aisément voire tout court.

        Voici ce qui m’aide à accepter et vivre avec ma sensibilité (je ne supporte pas les mots douance, surefficience etc alors j’aime dire sensibilité): voir les choses positives en soi qui nous caractérisent. Celles pour lesquelles on a le droit de se sentir fier et heureux d’être différent, parce que ça n’a pas lieu d’être mal vu. Chacun à ses propriétés, ses ressemblances et différences, je trouve qu’il est souhaitable et légitime d’en être fier plutôt que s’en cacher.

        J’espère que mon témoignage t’aura aidé P, et que tu trouveras ton chemin derrière les méandre de la pensée en arborescence.

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  7. Bonjour Adéle.
    Par ton éducation et ton propre caractère tu as pu t’adapter, ce qui n’empêche une souffrance, plus cache encore. Sinon tu ne serais pas allé chercher la cause. C’est difficile car même les personnes qui s’intéressent au HP souvent ne parlent pad et/ou ne comprennent pas la différence avec les THPI
    Je suis mére de deux garçons THPI, moi pareil, et son papá n’a pas été testé mais il ne doit pas être très loin.
    La vie n’est pas facile car les autres souvent ne nous comprennent pas.
    Le parcours scolaire n’est pas adapté à nous et nous avons toujours un air bizarre (façon de travailler, goûts…)
    Même les psychologues n’arrivent pas à déchiffrer. Le plus important c’est de s’analyser se connaître et s’entourer de personnes qui te comprennent.

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    • Merci pour ce commentaire à Adèle. Un retour sur les psychologues : le sujet est clairement émergent, et s’il va y avoir pendant des années encore des psy loin de cette réalité, de plus en plus sont compétents voire spécialisés. L’écoute et l’accompagnement sont très utiles lorsqu’on a en face de soit quelqu’un qui peut aider un adulte ou un enfant à se décrypter et à s’épanouir avec ses spécificités.

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