Sport et musique : débrancher son cerveau

Bruno surdoue temoignage-18

(Suite du témoignage de Bruno, 58 ans)
Le sport est très important pour mon équilibre, c’est le seul domaine ou je n’ai pas de doutes. Ma passion, c’est l’aviron que j’ai découvert il y a plus de 20 ans. J’ai atteint un bon niveau de compétiteur pendant quelques années, championnats locaux, nationaux et même internationaux. Avec une passion absolue. C’est un sport d’une technicité extrême, on a jamais fini de se perfectionner, d’entretenir son tonus, de suivre les entraînements. A un moment on se rend compte que la différence avec la personne d’à côté, avec qui on fait la course, n’est plus le baratin, c’est simplement : je suis meilleur ou je ne le suis pas. Chacun décide de se dépasser s’il a envie, ça ne regarde personne d’autre. Le sport c’est merveilleux ! Ça me permet de ressentir une autre dimension, je n’ai plus à me poser de question, je le vis à fond. Quand tu fais plusieurs courses dans la journée ou des parcours d’endurance, tu es shooté aux endorphines.

Bruno surdoue temoignage-17En pleine puissance, je me sens irrésistible, je me dépasse, j’atteins mes objectifs ou je les améliore. Là, je me dis que le monde est beau, je n’ai plus me demander si je suis un imposteur, de qui je suis le fils, si ce que je dis est bien ou pas, si ce que j’ai joué ou dessiné est bien ou pas. Je m’en fous ! Il n’y a pas de profondeur, c’est simple, et ça canalise mon intellect. Bref : c’est formidable. C’est pareil avec la méditation, c’est très bénéfique, mais là je suis un piètre pratiquant. J’insiste mais je trouve ça assez difficile pour un zèbre, au regard de la puissance des pensées qui s’enchainent.

Il y a aussi la musique, qui est vitale pour moi. J’en ai besoin. Grâce à elle je me réalise, je m’épanouis, je chante, je joue ! Je la vis, physiquement, et je me sens vraiment bien. Quand on joue avec mon groupe de blues, ça peut durer 3 heures ; en sortant de scène, il n’est pas rare que je ne me souvienne d’aucun détail de ce qui a pu se passer. J’étais complètement dans la musique, dans le moment, dans mes sensations. J’avais “débranché” mon cerveau, mais de façon dynamique.

Mon épanouissement, c’est aussi d’arriver de plus en plus à partager ma vision des choses. Je prends bien plus de temps pour échanger, en amont d’un projet, et ça marche. Je parviens à entraîner les autres dans le processus, à faire passer mes points de vue. Je sais mieux comment je fonctionne et je m’expose moins à me retrouver dans mes limites. Je parviens parfois à expliquer que je raisonne très vite, de façon “panoramique”, etc. Cela amène une sorte de bienveillance. Je suis aussi moins manipulable, ce qui est important car je pense que les zèbres brillent comme un phare dans la brume. Ils sont facilement repérés et deviennent des proies faciles pour les manipulateurs et les pervers narcissiques.

Pour moi, la vie n’est supportable que si elle foisonne. J’ai des activités tous les jours : tournées d’aide aux sans abris, répétition et concerts, chorale, aviron, réunions diverses, en plus de mon travail qui est prenant, ma grande famille, ma maison, mes Alpes … Il faut que je sois en permanence sur la brèche, être en prise, sinon je ne sais pas faire. Il n’y a donc jamais de moment où je ne fais rien.

Bruno surdoue temoignage-4-2

3 réponses à “Sport et musique : débrancher son cerveau

  1. Bonjour Bruno,
    Vous décrivez bien ce que les psychologues appellent le « flow » : vous êtes complètement dans ce que vous faites (musique, sport etc) et en même temps vous percevez tout votre entourage avec une acuité extrême. C’est l’une des perceptions/sensations que j’adore dans le combat dans les arts martiaux, le cerveau est débranché et en même temps je vis à fond.
    Bien chanceux êtes vous avec la musique. Je suis amateur de jazz mais aussi d’autres genres mais pas pratiquant.
    Dans le même temps, je suis souvent heureux d’entendre une autre musique que beaucoup ont du mal à percevoir qui est la musique des langues. Là où d’autres pratiques le multi-instrumentalisme, moi j’aime apprendre et pratiquer autant de langues que je peux. Pour l’instant, je « stagne » à 5 langues (dont 2 niveau C2 et 1 niveau B2) mais j’espère dépasse ce palier pour beaucoup, beaucoup plus. Notamment, je voudrais apprendre l’espéranto qui a l’air de favoriser grandement l’hyper-polyglottisme (plus de 6 langues pratiquées et parlées avec une aisance du style niveau B2 dans la catégorisation européenne CECR).

    Merci à Antoine de nous offrir tous ces témoignages qui montrent la diversité des zèbres.

    Amicalement,

    Jean-Claude

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  2. j’écoute plus de musique où je n’aime plus la musique. la musique me rappelle mon disque dur externe, 300 gigas du film et 200 gigas de musique archivés par style pour la musique. Est par genre et acteur pour le cinéma. il est tombé d’une hauteur de chaise s’est pas haut une chaise pourtant. Chaque fois que j’entends une musique sa me rappelle se souvenir

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