Charlotte – 35 ans (témoignage complet)

Voilà, vous allez ENFIN pouvoir lire le premier témoignage complet. J’espère que ça fera plaisir à tous ceux qui m’ont – à juste titre! – demandé de tout regrouper pour faciliter la lecture une fois tous les articles mis en ligne. Le menu devrait évoluer aussi.

Qui dit première interview dit… améliorations possibles ! Je suis friands de vos conseils pour la suite, en commentaires, message ou discussions. Que voudriez-vous voir dans ce blog ? Des avis sur son contenu ou sa forme ? Et vous ça va sinon ? 🙂

Antoine

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Charlotte, c’est la number one. Je n’avais pas vraiment encore assumé de lancer un blog que je lui en avais parlé, alors que je la connaissais à peine. Elle a tout de suite été d’accord, et pourtant – je l’apprendrais plus tard – elle était dans une période très sombre de sa vie.

Lorsque nous sommes ensuite rencontrés pour Oh zé, elle préparait ses cartons, coïncidence amusante pour quelqu’un qui a passé son temps à déménager. Coïncidence inverse : elle était aussi en arrêt de travail, situation inhabituelle pour cette passionnée de boulot. La zébritude ? Plutôt pas facile du tout.

Mais finalement il n’y a qu’un seul moment où elle s’est rongée les doigts : lorsqu’il a fallu répondre à la question « Et si je te propose la pilule pour arrêter d’être surdouée : est-ce que tu la prends ? ». Réponse inattendue.

01#0—–

J’ai 35 ans, j’habite à Paris dans un appartement dans le 15ème. Je suis divorcée et célibataire, j’ai deux filles de 7 et 6 ans, leur papa est à Nice. Je suis chirurgien-dentiste, mais là je ne travaille plus, à cause d’un sérieux burn-out professionnel, pour encore plusieurs mois. Je reprendrai en septembre normalement, mais à Nice où je déménage bientôt. On change tout ! En ce moment ? Ca va mieux, mais je sors doucement d’une période très compliquée de ma vie, probablement une des pires. Je dirais que je suis en train de me reconstruire, c’est comme une phase de transition positive, presque une renaissance…

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Je n’ai jamais su ou douté d’être surdouée, jusqu’à l’âge adulte, ni eu d’étapes vers une prise de conscience. Par contre j’ai toujours eu le sentiment d’être à part, en décalage, de façon continue. Je ne me rappelle pas de « pic » ou de moments en particuliers. Mais j’ai deux souvenirs qui me viennent. En seconde (j’avais 15 ans), toute mon année scolaire s’est passée dans la solitude. Ça a été particulièrement dur. On venait de d’emménager à Nice. Impossible d’accrocher avec quelqu’un, sauf la pire cancre de la classe mais je me suis rendu compte qu’en fait elle se servait de moi. Alors je n’ai fait que bosser et j’ai tout explosé au niveau des résultats, parce que ça m’a donné la hargne.

Deuxième souvenir : à 20 ans, j’ai réussis le concours de médecine, et j’ai choisi dentaire car depuis mes 3 ans je veux être dentiste. Pour la première fois, je me suis senti à ma place, j’ai pris confiance en moi, ce qui m’a permis de me mêler plus facilement au « groupe ». Mais le décalage humain est vite revenu et de plus en plus, sauf avec celle qui deviendra et qui est toujours, ma meilleure amie.

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Aujourd’hui, ma relation aux autres n’est pas si simple. Je comprends souvent plus vite, et ce que je peux dire passe alors pour de l’arrogance. En plus de ça, je capte toutes les émotions. Pour ne pas en souffrir, je mets ma « double carapace », et j’apparais alors comme froide, insensible, solitaire et autosuffisante. Cette mise en retrait passe pour de la timidité…. pas simple.

En terme d’appui psy, un an avant d’apprendre ma zébritude, j’avais commencé de la psychanalyse trans-générationnelle pendant plus d’un an. C’était pertinent et ça m’a permit d’avancer, mais c’était sans lien direct avec la douance ou le sentiment de décalage, plutôt avec mes parents et les générations au dessus. C’était donc neutre par rapport à ma douance. La psychanalyste a pourtant évoqué que j’étais quelqu’un de très intelligent et d’ hypersensible, mais sans être trop directe, en paraphrasant. Avec le recul, je pense qu’elle avait compris.

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C’est une psychologue, que connait bien une amie, qui a parlé pour la première fois de « zèbre » me concernant, à l’occasion d’un séminaire de développement personnel. Imagine la scène : au beau milieu d’un groupe que je ne connais pas trop, je me fais pointer du doigt quand on évoque les participants zèbres. J’ai moyen apprécié. Au début ça m’a surprise, puis elle m’a expliqué en tête à tête. Ça a été ça mon point de départ.

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Après que cette psychologue m’ait parlé des zèbres, j’ai eu envie de plus de détails. J’ai donc lu, mais pas énormément. Les blogs et les forum ne m’intéressaient pas à ce moment là, car échanger et parler ça ne me disait rien. Il me fallait des informations plus cartésiennes, scientifiques, le mode d’emploi quoi !

Et là ça a été une révélation, réellement. « Mais c’est ma vie ! »

 Les livres de Charlotte

« L’adulte surdoué », Monique de Kermadec

« Trop intelligent pour être heureux ? L’adulte surdoué », Jeanne Siaud-Facchin

« Différence et souffrance de l’adulte surdoué », Cécile Bost

« Petit guide à l’usage des gens intelligents qui ne se trouvent pas très doués », Béatrice Millêtre

 

Cette période a duré quelques mois. Après ces lectures, j’y ai vraiment cru. J’ai su. Et ça m’a suffit, je ne sens pas le besoin des tests. Je n’éprouve même pas le besoin d’en parler autour de moi, ça m’a vraiment nourrie, juste pour moi, pour revisiter mon enfance et mon adolescence. Pas de révolution néanmoins.

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Pourtant, suite à mon dernier séminaire de développement personnel, sans que j’ai l’impression d’avoir changé, il s’est passé quelque chose. C’est comme si je savais qui j’étais et que je rayonnais différemment. Comme si ma vraie personnalité transpirait désormais, sans déclic ni avoir décidé de faire un pas. C’était génial, j’avais beaucoup d’énergie, et je me sentais à ma place, enfin à ma place ! Avec une grande confiance en moi, et cela me paraissait tellement naturel et facile.

L’envie de diagnostic viendra peut-être plus tard, disons que pour le moment je m’intéresse plus à mes filles et à la douance chez les enfants. Et puis c’est à cette période que j’ai vécu mon burn-out professionnel, alors il y a eu d’autres choses à gérer que la découverte de ma douance.

Depuis, je suis suivie par un psychiatre et une psychologue comportementaliste. Cela me permet de comprendre et de ne plus fonctionner avec des mécanismes qui ont été destructeurs.

Je n’affiche pas ma douance autour de moi, sauf auprès de 4 ou 5 personnes, tous zèbres. La plupart sont en lien avec ce séminaire de développement personnel où ma zébritude s’est révélée.

Je n’en parle pas non plus à mes filles, ni à ma famille. Mes parents sont décédés, mais à eux je pense que je leur en aurais parlé. Dans mes relations amoureuses, j’en ai un peu parlé, et je crois surtout que c’était surtout à des zèbres !

En fait je ne vois pas l’intérêt d’en parler autour de moi, j’ai pas forcément assez de liens et j’ai peur que le message ne passe pas. Je crains que ce ne soit pris comme de l’arrogance ou un discours de supériorité, de hiérarchie, et que je sois mise de côté. Alors que ce n’en est pas. Peut-être que ce qu’il me manque, ce sont les bonnes phrases et la bonne approche. Je n’ai pas les mots justes, sincères qui ne soient pas interprétés. Et puis aujourd’hui, à choisir, je crois que je préfèrerais ne pas être zèbre.

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Et si je t’offre sérieusement la pilule pour arrêter d’être zèbre ?

Ah ah ! C’est difficile parce qu’il y a deux facettes.

Il y a le côté zèbre qui me plait, un peu taré, avec de l’originalité, mais dans le bon sens du terme. Être à part avec ce petit truc de différent des autres. Et puis il y a la notion d’absolu, d’être capable de s’investir pleinement pour quelque chose ou pour les autres. Ça donne une intensité incroyable.

Mais l’autre côté, c’est absolu aussi. C’est très facile d’être déçue, parce que j’ai d’énormes attentes sur les autres. Et quand ça va mal ça peut devenir destructeur et dangereux.

Donc en un quart de seconde, je passe de l’euphorie à la mélancolie, un véritable ascenseur émotionnel. Pour moi c’est normal, mais je sais que ce n’est pas la norme. C’est totalement épuisant.

En phase « haute », j’ai une énergie énorme, je peux déplacer des montagnes, faire 50 000 choses et être efficace, et puis il y a un élément déclencheur, et je bascule ensuite vers de la panique, de l’angoisse ou de l’apathie. Ça c’est le pire, se dire « à quoi ça sert », « personne ne peut s’adapter à moi » et ressasser des idées noires…

Et même si je sais que mon humeur va remonter, je ne le maitrise pas du tout.

Alors au final pour cette pilule…

…je reste comme je suis.

Parce que j’ai l’espoir d’avoir déjà passé le pire.

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Aller mal c’est m’ennuyer. Quand il n’y a plus de stimulation, c’est rapidement la déprime totale. Ou même une forte angoisse, une perte de repère. Et ça c’est depuis toujours, depuis que je suis gamine.

Le schéma c’est : si je m’ennuie, je ne fais rien, je laisse libre court à mes pensées. Donc mon cerveau pense à tout, les portes sont toutes ouvertes, et forcément à un moment ça se met sur du négatif, et généralement je me concentre un peu plus là dessus. Alors je me demande « et si j’avais fait comme ça » etc, et ça fait apparaitre de la culpabilité, des blessures qui remontent, et ça ressasse du noir. Et donc… mon ennui provoque mon angoisse !

Il faut alors que je m’occupe, que je trouve des trucs à faire. Et ce n’est pas si évident, surtout qu’en ce moment je ne travaille plus.

Par exemple, si je ne sais pas ce que je vais faire ce week-end avec mes filles, alors je commence à me dire que moi je vais être pas bien, et donc je vais leur transposer mon négatif, donc je culpabilise… bref le schéma classique.

A part m’ennuyer, la solitude aussi c’est un sentiment qui fait aller mal.

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Mes techniques face à l’ennui et à la solitude c’est de m’occuper, de lire énormément, de dormir si je peux, de méditer. Je fais aussi du bodyscan, ça consiste à se concentrer sur différentes parties de son corps, petit bout par petit bout, en évacuant les autres pensées. Une sorte « d’ici et maintenant », relié au corps.

Dans les techniques moins glorieuses : je fume des clopes… Pendant une période de quelques mois je sortais beaucoup trop, pour boire des coups, et en rentrant le soir je réalisais que j’avais passé du temps avec des pseudos-amis, pour rentrer dans un état pas très sain. Sur le coup j’avais rigolé un peu, j’avais vu du monde, mais le réveil était toujours rude. C’était pire le lendemain parce que j’étais fatiguée, j’avais mal mangé, je n’avais pas profité de mes enfants… Maintenant c’est terminé.

Il m’arrive de me rendre compte que « j’arrête d’être un zèbre », quand je joue un rôle, change de personnalité et fait le caméléon. Passer par exemple pour la fille super forte, à qui rien ne fait peur, qui va toujours bien. La petite voix de zèbre au fond de moi essaie de dire : « mais c’est pas vrai, c’est une image ! ». Dans le même genre : je passe pour un pilier, ouvert sur les autres, à qui les évènements durs ne font rien. Là mon zèbre rit jaune : « c’est un gros mensonge ! ». Je me dis que les gens ont passé un bon moment parce qu’ils ont reçu de moi ce dont ils avaient besoin, mais moi au final j’ai souffert plus qu’autre chose.

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Que veut dire aller bien pour moi ? C’est quand je suis capable de penser « à chaque jour suffit sa peine ». Au moment où je commence à m’emballer dans le négatif et à trop anticiper : de me dire « stop, voyons aujourd’hui ». Sinon parfois c’est moi qui créé le problème, à force d’y penser je le fais arriver !

J’y parviens mais c’est récent. Il faut savoir que je sors d’un burn-out, où je fonctionnais d’heure en heure, ou plutôt que je survivais.

Le truc c’est que quand je cogite, dans tous les sens, ça me donne la migraine ou même une névralgie, j’ai mal, j’ai l’impression que ma tête va exploser. Alors je me pose, au calme, en silence, je fais un peu de méditation, je me concentre sur ma respiration et ça me déstresse vraiment.

Aller bien c’est rigoler aussi ! Quand je m’entend rire, un vrai rire spontané, là je sais que ça va. Et quand je suis utile, que je vois dans les yeux des gens, le petit peps ou la petite étoile quand je leur ai apporté quelque chose.

10#1

Il y a autre chose qui est important pour moi : je viens d’une famille catholique, peu pratiquante, et à un moment je me suis éloigné de la religion, par colère. Mais au cours de mon burn-out, j’ai déposé mon fardeau devant Dieu, et maintenant je le laisse me guider. Ça me rassure, ça me donne de la confiance et de la patience aussi : les mauvaises choses qui t’arrivent dans la tête, à un moment ça s’arrête, si tu reste intègre et si tu fais les choses qui sont bonnes pour toi et les gens autour, ce que tu sèmes prend ensuite son sens.

J’ai une capacité de discernement différente, car j’arrive mieux à interpréter les comportements des gens. J’ai le sentiment d’être plus clairvoyante.

Et puis je souffre de solitude, alors la religion face à ça c’est facile, c’est à n’importe quelle heure, et ça nourrit mon envie d’une dimension intellectuelle, spirituelle et philosophique. Donc c’est cérébral et chez moi et quand j’en ai besoin. Ça me rassure énormément.

11#1

Si je devais m’adresser à d’autres zèbres sur ce blog, je leur dirais de ne pas lâcher.

On a une capacité de résilience et d’adaptation plus forte, alors même quand c’est la détresse, il y a toujours de l’espoir pour se dire qu’on va arriver à surmonter les difficultés, et se sentir enfin plus à l’aise.

En fait c’est ce que j’aurais aimé entendre : c’est dur, c’est une souffrance terrible, on a le sentiment qu’on est seul au monde, mais non. Au fond de soi on a des ressources immenses et insoupçonnées, même si on en a pas conscience au départ, une extrême intelligence pour son sortir. J’y crois vraiment : je sors de 10 années très difficiles, et pourtant je suis là, ça va plutôt bien, mes filles vont bien aussi. Au final j’y arrive !

Et pour finir, un dernier témoignage, parce que j’ai vécu un burnout et que ça mérite d’être partagé à ceux qui pourrait vivre la même situation. Ce que je peux en dire, c’est qu’une fois que ça arrive, très rapidement c’est comme s’il y avait deux chemins devant toi : le premier est facile, plein de tentations, tu es dedans, tu connais, c’est rassurant. Mais au bout il n’y a pas d’espoir.

Et l’autre, c’est la traversée du désert, le chemin tortueux, des gens qui te jettent des cailloux parce que tu vas changer, ça ne plait pas à certains, on va te juger, te dire que tu te trompes, t’en mettre plein la tête. C’est difficile, il faut se battre, on ne sait pas combien de temps. Mais au bout il y a quelque chose de bien.

Ça doit à être applicable à la douance aussi finalement…

12#1

« J’adore cette photo. Glenn Gould est dans sa tête, il joue du piano dans le vide, ses cheveux sont en bataille. Et derrière, cet homme si terre à terre… »

4 réponses à “Charlotte – 35 ans (témoignage complet)

  1. Je viens de lire ce témoignage et j’ai eu le sentiment de revivre les 4 dernières années de ma vie : le burn out qui fait prendre conscience que quelque chose a pendant très longtemps fonctionné autrement.. Et que d’ailleurs, ça fonctionne toujours autrement aujourd’hui…mais avec la conscience en plus; le reiki pour me poser et respirer et un changement de vie mis en place… Je sais que je reviens de loin; je ne sais absolument pas si je suis un « zèbre » ou non.. Je me souviens que la psy que j’ai vu pendant plusieurs mois – je l’appelais la Folle (sympa le surnom n’est ce pas?)- m’a prêté le livre de Jeanne Siaud Faccin – le TIPEH – en me disant  » Voyez et acceptez ce que vous êtes » ça a déchiré un voile chez moi , j’en ai marqué chaque page.. Je ne vois plus la Folle, j’ai quitté mon travail, je me prépare à une autre voie professionnelle… Je ne sais pas où tout cela va me mener mais je sais que je reviens de loin et que mon choix a été le bon….
    Merci

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  2. Je ne sais pas quoi te dire d’autre que ne ne lâche rien tu as des enfants merveilleuses la vie vaut le coup d’être vecue malgré qu’on nage à contre courant souvent mais parfois on se laisse flotter portés par les vagues et ça fait du bien et ca laisse le temps de réfléchir tranquillement de flâner aussi et surtout je voudrais te dire bon courage bonne reprise du travail et avant tout tu n’es pas toute seule on est là , en silence peut être , distants sûrement , des semblables qui se cherchent personnellement et aussi qui ne se connaissent pas en tant que groupe zèbre bien réel . Enfin le syndrome de la surdouance que j’appellerai de la sensibilité extrême est de plus en plus admis dans la societe des psy. Mais bon on a de la chance d’être touché par un rien alors la vie est multicolore réellement et pas en noir et blanc et meme si on ne peut pas partager nos impressions avec la plupart des gens , cet arc en ciel a l’horizon que l’on observe en permanence et pas d’autres est bel est bien là pour notre plus grand bonheur , le monde es triste parce qu’on s’attarde sur les nuages sombres . Ambivalence de l’esprit c’est ca etre humain c’est pas facile mais ça rend vivant et acteur de la vie. Merci pour ton témoignage , avec Toute mon affection pour toi ´ tes enfants et ta nouvelle vie à Nice , Rodolphe

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  3. Merci à Charlotte d’avoir osé se confier.
    Merci à Antoine d’avoir recueilli ce témoignage si sincère (les photos sont très belles par leur simplicité).
    J’en retire des raisons :1/ de ne pas lâcher 2/ de continuer à devenir de plus en plus moi-même.

    Merci / Grazie mille / Thank you so much / Misaotra betsaka/ Arigato gozaimasu/ Herzliche danken …

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  4. Merci Charlotte pour votre témoignage
    Je viens d’apprendre ma « zébritude », je me rends compte à travers votre histoire que le fait d’en avoir conscience permet de mieux se comprendre mais ne résout pas tout les problèmes…
    j’espère que vous menez une belle nouvelle vie à Nice
    encore merci,
    Julien

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