Amour, zen et gothique : où comment vivre le bonheur au quotidien

(Suite et fin du témoignage de Delphine, 36 ans)
Finalement ça fait une chose que je conseille : de s’autoriser à lâcher, à se plaindre un bon coup, mais il faut que ça conditionne une remontée. Selon moi il y a deux façon de se plaindre : soit pour simplement demander de l’attention, soit pour lâcher ce qu’on a dans le ventre. Si on a pas quelqu’un dans son environnement, disponible pour correctement accueillir son malaise, sa souffrance, sa tristesse, ça me semble normal de s’adresser à un professionnel.

Parfois, on confond cause et symptôme. Je me demande souvent « pourquoi ». Par exemple, « Pourquoi est-ce que je me suis sentie triste ? ». Au premier niveau, tu trouves le déclencheur « Ah ok, je suis triste parce qu’il m’a dit ça, qu’il a été un peu rude, ce n’était pas gentil». Au deuxième niveau, c’est « Mais pourquoi est-ce que je n’ai pas trouvé ça gentil au fait ? ». Et là, souvent, j’ai la cause. Et je me rend compte que l’évènement déclencheur m’a rendue triste à cause de quelque chose qui était déjà là.
Un peu comme quand on se demande pourquoi une situation nous arrive à ce moment là. Je pense que parfois, la vie nous bouscule justement aux moments où on va bien et qu’on est capable de régler quelque chose de plus ancien. Donc dans ces périodes où je vais très bien, je sais que peut-être, va se présenter la possibilité d’aborder un traumatisme d’enfance ou autre chose. Car je suis disponible pour le faire. Et j’essaie de ne pas l’accueillir comme quelque chose de négatif. C’est positif. Au plus le paquet est négatif et lourd, au plus c’est une opportunité de s’alléger.

Je crois que j’arrive à cultiver l’Amour, le ressentir, le diffuser. C’est une de mes clés. Au plus je le vis, au plus il y en a. Et si je ne peux pas dire que j’ai complètement compris ce qu’était le bonheur, je pense modestement que me débrouille pas trop mal. Avec un process constant pour m’alléger.

C’est un peu comme la différence entre une cathédrale gothique et un jardin zen. La cathédrale gothique, tu es sans cesse en train de la restaurer pour qu’elle ressemble à l’état premier, qui était parfait. Le jardin zen, lui, est ratissé tous les matins. Il ressemble exactement à celui d’il y a 4 000 ans, mais il est neuf tous les jours. C’est plutôt ma philosophie. Ça me semble impossible d’envisager le bonheur comme un état immuable, magnifique, figé. Il y aura toujours de la corrosion, des changements. C’est plus facile d’accepter que ce soit différent tous les matins !

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Delphine surdoue temoignage

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