Savoir demander de l’aide, et mobiliser ses ressources

Delphine surdoue temoignage(Suite du témoignage de Delphine, 36 ans)
Quels retours je peux faire aux personnes qui vont lire ce témoignage ?

Honnêtement, je ne sais pas trop. Je pourrais peut-être dire que quand, en imagination, ça me semble impossible à dépasser : je demande de l’aide. Parfois c’est inconscient, comme cette histoire où j’ai perdu l’audition d’une oreille, et parfois c’est conscient. Si je ne suis même pas capable de me projeter positivement en imagination dans une situation, c’est le signe que là, j’ai un vrai problème. Si je ne parviens pas à me connecter à l’univers, à être absolument en harmonie, en équilibre avec tout, ça me fait comme si je boitais. S’il y a une zone d’ombre dans mon équilibre, ou une situation à laquelle je ne vois pas comment m’adapter, je vais alors chercher une personne pour débloquer la situation. Et une fois que c’est fait, je finis toute seule, c’est à moi de le faire. Comme si je boitais : si ça s’installe, j’en prends conscience, je vais voir un ostéopathe, et une fois que c’est manipulé, c’est moi qui finit le processus de guérison en y étant attentive.

A qui demander de l’aide ?

Ça dépend du problème et quelle genre d’aide on veut demander. Quelqu’un avec une belle écoute ou un praticien. Il suffit de quelqu’un qui donne le petit coup de pouce, pour la résilience ou l’harmonie. Ça ne m’est jamais arrivé qu’une personne vienne me chercher, de son initiative, il ne faut pas rêver, c’est toujours toi-même qui te sauve. Si quelqu’un vient m’aider, c’est que j’ai au moins sorti un drapeau pour signaler ma difficulté.

Et puis dans mon cas, j’ai vécu un vrai traumatisme avec l’agression. Quand tu te relèves de ça, pendant quelques semaines tu as une bouffée de vie énorme, tu es extatique, suspendue, tu n’en reviens pas d’être vivante, tu jouis de chaque instant, tu respires la vie ! Avoir eu à survivre oblige à mobiliser ses ressources pour résister et, paradoxalement fait apprécier la vie. Attention le viol c’est particulier car la société ne te considère pas vraiment en tant que victime, si tu y survis, pas même le corps médical. (Virginie Despente en parle très bien) J’ai éprouvé que rien ne pouvait me protéger de la mort, ni ma peau, ni la morale, ni la parole, mais je n’avais vraiment pas envie de crever là. Aujourd’hui je sais par quoi je suis passée, de quoi j’ai guéris. Ça me donne une grande confiance en moi. Je n’ai pas de doute sur ma force intérieur. Et je sais maintenant combien la vie est précieuse.

Une réponse à “Savoir demander de l’aide, et mobiliser ses ressources

  1. Bonjour,
    Je lis toujours les témoignages et en profite sans laisser aucune trace, je me suis dit que ce serait bien de vous laisser un message pour vous remercier de tout le travail qui ce fait derrière et la gentillesse de partager son vécu.
    Bonne continuation.

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